Sur la voie verte …

Je trouve que ce serait sympa de supprimer toutes les voies de chemin de fer pour y mettre des voies vertes à la place. Non ? … bon c’est vrai, pour rallier Paris en 3 heures ce serait pas évident.

Ok, gardons quelques lignes de train. Mais pour le reste, c’est agréable de faire du vélo sur la voie verte. C’est bucolique, printanier, ça sent bon, c’est bien fréquenté, l’ambiance est amicale, complice…

Tiens l’autre jour, j’ai fait quelques kilomètres et c’est fou ce qu’on se sent bien après un effort sportif … Oui oui ! Sportif ! Même avec un vélo électrique.

Km 1 : C’est super joli ces fleurs … c’est quoi ? Et cet arbre là ?… Oups ! Pardon, désolée… je me range sur le côté … Oh les bolides ! ça c’est du sport, ça rigole pas

Km 2 : hum ça sent bon…. Non en fait, ça pue qu’est-ce que c’est que cette odeur ?… J’hésite. Fumier de porc ou de cheval ? ça doit être de l’ensilage. Agréable la ballade. Mais ça sent fort ….

Km 4 : j’ai beau avoir un vélo électrique, j’ai les mollets qui travaillent. D’ailleurs ça m’énerve tous ces gens qui me regardent de travers en voyant mon vélo …

17,2 km/h de moyenne … c’est tout moi ça, même avec une assistance au pédalage il faut que je mette dans le rouge… doucement, on a le temps, on regarde les abeilles, les oiseaux, les pissenlits, les gens qui promènent leurs chiens …. Sans laisse … ATTENTION !! Plus imprévisible qu’un chien, tu meurs ! … toi, tu le vois courir devant, tu le rattrapes petit à petit … C’est incroyable à quelle vitesse ça fait demi-tour un chien ! Ouf… il freine bien mon vélo. D’ailleurs heureusement, sinon il y avait collision avec un Labrador.

Voie-verte.

Km 6 : j’en vois deux qui arrivent à pied en face … elles ont l’air drôlement absorbées dans la conversation… Vraiment très très absorbées. D’ailleurs elles sont seules au monde. Et elles occupent toute la voie. J’actionne la belle sonnette. Rien. HO !! Coup de frein …
« Oh pardon, désolée … je vous avais pas vue … » Ah oui.. pourtant j’ai fait du bruit ….     Ok, elles m’ont énervée les deux.

Km 7 : ça vient dans le dos ….   « Ah mais vous trichez là ! C’est un vélo électrique » … et ta sœur ?… « Ah ça y est … je me demandais quand elle allait venir celle-là ! C’est tombé sur vous …. » Et puis en plus je ne triche pas monsieur, puisque je ne fais pas semblant »….

Km 8 : … J’ai peut être été un peu brutale … Mais merde ! De quoi je me mêle aussi ? Je lui en pose des questions moi ? Je fais des efforts… je pédale. C’est moins dur, certes, mais plus dur que si je restais dans le canapé. Et puis qu’est-ce que ça peut te foutre ??

Km 10 : ça y est …. Des parents … et des gosses. Ils te repèrent de loin, et très clairement, si par malheur tu n’es pas mort et disparu avant d’arriver à leur hauteur, tu es prié d’arrêter tout de suite ton vélo et te prosterner quand la progéniture décide au dernier moment que rouler à gauche, c’est plus sympa finalement, et de te barre la route….. Re coup de frein !! Stop in extremis. Pas de doute, c’est ta faute… même si un « Lucas, fait attention …» timide et faux-cul n’efface pas le regard meurtrier que la mère t’adresse en te regardant … (je rappelle que, malgré leurs attentes, tu n’es pas tombée dans le virage avant d’avoir croisé la famille). « non, c’est pas grave » …. Pu****ggtrgruzefpmmmfff !!!! Sourire crispé.

Km 12…. Ça sent l’écurie. J’ai mal aux pattes. Comme quoi, électrique ou pas, c’est du sport. Le prochain qui me fait une réflexion, je lui fais bouffer sa pompe à vélo.

J’ai croisé une mère avec des rollers, un casque, genouillères, coudières, et une poussette avec un bébé, brassière, grenouillère…

Et puis au Km 15 … un type un peu bizarre qui marchait tout seul. Jean, lunettes de soleil. Je l’ai croisé, et là j’ai eu l’impression qu’il faisait demi-tour. Et l’idée m’a traversé l’esprit. En fait la voie verte, c’est aussi un lieu de faits divers non ? Des violeurs, des pervers, des tueurs en série….. Si ça se trouve j’en ai croisé plein. C’est vrai ça, on entend souvent parler de joggeuses qui disparaissent sur des voies vertes. En fait c’est rempli de psychopathes les voies vertes. C’est carrément flippant la voie verte. Vite, sprintons jusqu’à la maison ….

Dom

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La piscine (pourquoi on se fait tant de mal ?)

Je suis fière de moi. J’ai l’air d’une grenouille avec mes yeux marqués et exorbités par la marque des lunettes aquatiques. Mais oui, fière de moi. J’ai les fesses qui poussent. J’ai les cuisses qui poussent. J’ai les biceps qui poussent. Voilà …

piscine

Dehors il pleut, il fait 12, 14 degrés peut être, et pourtant je l’ai fait. J’ai vaincu les éléments. Comme deux fois par semaine, je suis allée à la piscine ! Et pourtant croyez-moi, du courage il en faut.

Il est 12h20. Je frissonne dans mon bureau. Dehors il fait gris. Qui, dites-moi, aurait envie à ce moment là d’aller sauter dans deux mètres d’eau froide pour y faire des longueurs ? Et là mes collègues passent la porte, sac en main. « C’est l’heure ! » – Oups….quand faut y aller, faut y aller ….

Direction La Mosson, terminus. Son grand Mail, son stade déserté et inondé. Et, sa piscine. Pendant le trajet nous avons eu le temps d’énumérer toutes les raisons qui pourraient nous éviter d’y aller. « Oh mince, j’ai oublié mon maillot…. Oh trop bête, la piscine est fermée aujourd’hui … Ah, pas de chance, j’ai oublié les mouvements, je ne sais plus nager ».

Rien n’y fait, je me vois en train de prendre ma carte (oui j’ai une carte d’abonnement !) à la dame à l’entrée. C’est parti pour 40 minutes de piscine … dont 28 à essayer de m’attacher ce maudit bracelet numéroté autour du poignet, et 10 pour réussir à mettre mon maillot dans une cabine de 30 cm 2 ! Bilan, 3 bleus aux coudes, une sueur panique, et une pagaille incommensurable dans mon sac.

Voilà, j’arrive grelottante devant le bassin. Je pose ma serviette. J’ai oublié d’emporter mon shampoing (non mais allo quoi …) Bien évidemment, toutes mes collègues sont déjà en train de pousser leurs planches en papotant, palmes aux pieds … ça m’a pas l’air bien sportif leur truc.

J’ai pas de palmes, moi, messieurs dames, je nage !… Bon, pour l’instant, j’ai retardé jusqu’au bout le moment d’enfiler ce maudit bonnet, puis d’appliquer les jolies lunettes.

Plouf. Ca y est ….

Bon, j’ai dû exagérer un peu pour les 40 minutes dont 28 pour le bracelet, parce que j’ai eu le temps de faire 32 longueurs du petit bassin de 25 mètres. Tout en évitant à chaque longueur les deux touristes qui marchent dans l’eau avec des palmes géantes. Apparemment, tout est normal. Y compris Papy qui tente de faire la conversation avec tout le monde, et qui, voyant qu’on veut pas discutailler, mais nager, finit par taper la causette avec les maîtres nageurs.

Pourtant, le plus dur commence. La lutte contre les éléments reprend. Nous avons un nombre de minutes limité pour être de retour au bureau, parce que l’une des collègues doit revenir plus tôt … La douche que j’ai réussi à trouver coule à peine. Elle s’arrête toutes les 4 secondes. Fait froid dans les couloirs. La cabine est encore plus petite que tout à l’heure. Et en plus je suis mouillée (normal, en même temps…) J’arrive pas à enfiler mon pantalon. J’arrive pas à démêler mes cheveux. 2 bleus supplémentaires. Je sors. Elles sont déjà là. Prêtes, elles m’attendent. Et là je ne comprends pas, parce que quand je suis allée à la douche elles étaient encore dans l’eau ….

… Fait mal ces bleus … Et puis c’est vrai que j’ai l’air d’une grenouille maintenant ! C’est malin. J’ai les marques des lunettes jusqu’à demain.

Le pire, c’est que dans deux jours, on recommence !

Dom

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De quoi aimeriez-vous avoir peur ?

Ah ! Nos amis journalistes … Que nous avons de la chance de les avoir. Sinon, qui diffuserait la bonne parole ? Hein, je vous le demande ! Sans eux, qui nous expliquerait jour après jour qu’il n’y a pas d’autre alternative pour s’en sortir que notre système libéral capitaliste ? Sur qui les politiques pourraient compter ? Pour se taire sur les informations essentielles et meubler autour des petites phrases, des menus larcins de nos élites, des détournements de cigares au cirage illicite de chaussures aux frais de la plèbe, des coucheries de bas clergé aux secrets d’alcôves de la Raie-publique ?

Faut-il avoir peur des astéroïdes ?

Il faut dire qu’ils se donnent du mal, nos Médors du JT ! Certes l’enjeu est de taille, il ne s’agirait pas que le peuple se mette à réfléchir, se dire qu’on nous prend pour des cons, et qu’il y aurait moyen qu’on s’en sorte, avec un peu de bonne volonté, une certaine idée du partage. Et franchement, détourner l’attention, c’est un métier. Et j’ai bien peur que la télé-réalité finisse par ne pas suffire. Ou alors il va falloir envoyer des Marseillais et des Ch’tis dans le monde entier…. Rio, Cancun, Marbella, Honolulu, … (personnellement Titan ou Jupiter m’iraient assez bien). Bref, un sacré budget !

Non, pour détourner l’attention il fallait trouver autre chose. Et je crois bien que c’est chose faite ! Figurez-vous que dans ce domaine la peur étant la meilleure conseillère, nos amis du 20 heures, grand-messe propagandiste s’il en est, ont découvert la recette infaillible. Désormais, la peur, ils la diffusent, justement ! Et si elle vient du ciel, c’est encore mieux.

Tenez-vous bien, dernier reportage en date : « Faut-il avoir peur des météorites ? » C’est pas une trouvaille ça ? Nous renvoyer à la peur ancestrale ultime des Gaulois … que le ciel nous tombe sur la tête ! En effet, qu’est-ce qu’on pouvait trouver de pire que la crise finalement ?

Ho les amis !! Estimez-vous heureux avec la crise ! Calmez-vous ! Restez tranquilles, pas de vagues ! car un danger autrement plus grave nous menace : les météorites ! En effet, preuves à l’appui, le journaliste nous explique qu’un pauvre caillou de 2 kilos peut tout à fait, dans sa chute vertigineuse à 300 km/h, détruire tout un pâté de maisons, plus sûrement qu’une filiale de grande banque spécialisée dans les prêts immobiliers dérivés ! … Et que des météorites, il en tombe tous les jours ! Alors au lieu de réfléchir, de chercher midi à quatorze heures, vous feriez mieux de surveiller le ciel.

Je trouve qu’il ne faut pas abandonner une idée qui gagne. Aussi, j’aimerais faire quelques suggestions à nos amis journalistes, pour continuer ainsi à nous occuper l’esprit avec des peurs saines et raisonnables. Il faut remettre les choses en place, et surtout, dans l’ordre des priorités !

Quelques idées comme ça pour les prochains 20h : « Faut-il avoir peur des Loup-Garous ? » A noter, ça fonctionne aussi très bien avec les Zombies, c’est au choix. J’avais aussi « Faut-il avoir peur de son ombre ? ». En effet, certains cas d’attaques d’ombres par derrière auraient été recensés en Chine au cours des dernières semaines (toujours localiser le danger, de préférence dans des contrées étiquetées fourbes ou communistes, ou les deux). Quoi d’autre ? Personnellement j’aime bien aussi, « Faut-il avoir peur de son conjoint après une défaite de l’équipe de France ?» Ou encore, « Faut-il avoir peur des fonctionnaires ? Et s’ils se retournaient contre nous, dans un vaste élan d’hystérie collective, ou pire, collectiviste ? …. brrrr ça fait froid dans le dos.  Peur de son chien ? Peur de sa belle-mère ? Peur des appareils ménagers ? En effet, on a vu des aspirateurs se dérégler et aspirer la ménagère, n’approchez pas trop les pieds… » Mouais …
Sinon on a aussi : « Faut-il avoir peur des Musulmans, des Roms ? » Ah pardon, au temps pour moi, ces sujets sont déjà largement utilisés … Bref, ayez peur, surtout ne pensez pas, repentez-vous, et tremblez !
Ah sacrés journalistes… Enfin faites gaffe quand même aux météorites hein, on ne sait jamais.

 Dom.

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