La piscine (pourquoi on se fait tant de mal ?)

Je suis fière de moi. J’ai l’air d’une grenouille avec mes yeux marqués et exorbités par la marque des lunettes aquatiques. Mais oui, fière de moi. J’ai les fesses qui poussent. J’ai les cuisses qui poussent. J’ai les biceps qui poussent. Voilà …

piscine

Dehors il pleut, il fait 12, 14 degrés peut être, et pourtant je l’ai fait. J’ai vaincu les éléments. Comme deux fois par semaine, je suis allée à la piscine ! Et pourtant croyez-moi, du courage il en faut.

Il est 12h20. Je frissonne dans mon bureau. Dehors il fait gris. Qui, dites-moi, aurait envie à ce moment là d’aller sauter dans deux mètres d’eau froide pour y faire des longueurs ? Et là mes collègues passent la porte, sac en main. « C’est l’heure ! » – Oups….quand faut y aller, faut y aller ….

Direction La Mosson, terminus. Son grand Mail, son stade déserté et inondé. Et, sa piscine. Pendant le trajet nous avons eu le temps d’énumérer toutes les raisons qui pourraient nous éviter d’y aller. « Oh mince, j’ai oublié mon maillot…. Oh trop bête, la piscine est fermée aujourd’hui … Ah, pas de chance, j’ai oublié les mouvements, je ne sais plus nager ».

Rien n’y fait, je me vois en train de prendre ma carte (oui j’ai une carte d’abonnement !) à la dame à l’entrée. C’est parti pour 40 minutes de piscine … dont 28 à essayer de m’attacher ce maudit bracelet numéroté autour du poignet, et 10 pour réussir à mettre mon maillot dans une cabine de 30 cm 2 ! Bilan, 3 bleus aux coudes, une sueur panique, et une pagaille incommensurable dans mon sac.

Voilà, j’arrive grelottante devant le bassin. Je pose ma serviette. J’ai oublié d’emporter mon shampoing (non mais allo quoi …) Bien évidemment, toutes mes collègues sont déjà en train de pousser leurs planches en papotant, palmes aux pieds … ça m’a pas l’air bien sportif leur truc.

J’ai pas de palmes, moi, messieurs dames, je nage !… Bon, pour l’instant, j’ai retardé jusqu’au bout le moment d’enfiler ce maudit bonnet, puis d’appliquer les jolies lunettes.

Plouf. Ca y est ….

Bon, j’ai dû exagérer un peu pour les 40 minutes dont 28 pour le bracelet, parce que j’ai eu le temps de faire 32 longueurs du petit bassin de 25 mètres. Tout en évitant à chaque longueur les deux touristes qui marchent dans l’eau avec des palmes géantes. Apparemment, tout est normal. Y compris Papy qui tente de faire la conversation avec tout le monde, et qui, voyant qu’on veut pas discutailler, mais nager, finit par taper la causette avec les maîtres nageurs.

Pourtant, le plus dur commence. La lutte contre les éléments reprend. Nous avons un nombre de minutes limité pour être de retour au bureau, parce que l’une des collègues doit revenir plus tôt … La douche que j’ai réussi à trouver coule à peine. Elle s’arrête toutes les 4 secondes. Fait froid dans les couloirs. La cabine est encore plus petite que tout à l’heure. Et en plus je suis mouillée (normal, en même temps…) J’arrive pas à enfiler mon pantalon. J’arrive pas à démêler mes cheveux. 2 bleus supplémentaires. Je sors. Elles sont déjà là. Prêtes, elles m’attendent. Et là je ne comprends pas, parce que quand je suis allée à la douche elles étaient encore dans l’eau ….

… Fait mal ces bleus … Et puis c’est vrai que j’ai l’air d’une grenouille maintenant ! C’est malin. J’ai les marques des lunettes jusqu’à demain.

Le pire, c’est que dans deux jours, on recommence !

Dom

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